Éditorial libre
L'Europe, un continent sans passé ?
La venue du Pape en fin de semaine dernière à Marseille a agité presque toute la classe politique française. Étaient notamment présents la Présidente de la Banque centrale européenne Christine Lagarde ou encore l'eurodéputé François-Xavier Bellamy. Un point a été vivement débattu : Emmanuel Macron avait-il sa place à la messe présidée par le Souverain pontife ?
La gauche et l’extrême gauche, au nom de la laïcité, ont vivement condamné sa présence, tandis que la droite l’inscrivait dans la continuité de l’entente entre le Saint Siège et l’Élysée.
Pourtant, les relations entre le christianisme et les Présidents français n’ont pas toujours été calmes. Souvenons-nous de la rupture des relations diplomatiques entre Rome et Paris après la Loi de 1905 sur la Laïcité ou du refroidissement des relations entre le Pape Jean-Paul II et Jacques Chirac après que ce dernier ait refusé que soient mentionnées les « racines chrétiennes » de l’Europe dans le projet de Constitution européenne.
Plus largement à la France, les relations entre l’Union européenne et le Saint Siège sont assez complexes. La Commissaire européenne à l’égalité Helena Dalli n’avait-elle pas préconisé de ne plus utiliser le mot « Noël » et les prénoms « Marie » et « Joseph » dans les documents européens, dont la connotation trop chrétienne était considérée comme excluant ?
Alors que durant le Moyen-Âge la confusion entre « chrétienté » et Europe était communément faite, ce lien semble aujourd’hui ne plus être évident, et même pour certains, honteux et donc à bannir.
Aussi, à l’approche des élections européennes du 9 juin 2024, il semble opportun de rappeler que le projet de construction européenne a été inspiré et pensé avec le christianisme et que cette influence s’est même retrouvée dans les textes fondateurs de l’Union européenne.
Le jour de la fête nationale d’un État est un symbole fort, véhiculant un message fort. La « Journée de l’Europe » du 9 mai ne fait pas exception. Elle marque en effet la commémoration de la « déclaration Schuman » du 9 mai 1950, acte considéré comme la naissance de l’Union européenne. Certains estiment que la symbolique réside dans le fait que cette date est au lendemain du 8 mai, date anniversaire de la capitulation allemande de 1945 et d’un nouveau départ d’une paix européenne durable.
D’autres, plus observateurs, ont opportunément relevé que le 9 mai est le jour de la fête de Saint Pacôme le Grand, fondateur du cénobitisme, c’est à dire des premières communautés chrétiennes, d’organisation proto-monacale. En choisissant le 9 mai comme date fondatrice, Robert Schuman, fervent catholique, a certainement voulu placer cette nouvelle Europe dans le sillage de cet héritage et de signifier qu’elle se destinait à devenir une « nouvelle communauté chrétienne ».
D’un point de vue symbolique, le drapeau revêt également une importance centrale. Le drapeau européen n’échappe pas à la règle. Contrairement aux idées reçues, les douze étoiles d’or sur le fond azur ne représentent pas les douze pays fondateurs. Le site de l’Union européenne essaie de rattacher cette symbolique au signe de l’harmonie, aux douze mois de l’année, aux travaux d’Hercules, aux signes du zodiaque, aux apôtres…
Cependant, le créateur lui-même du drapeau a avoué que la symbolique du drapeau était toute autre. Il représente en réalité un symbole mariale bien connu : la couronne d’étoile de la Vierge Marie !
L’iconographie de la Vierge couronnée d’étoile est issue de l’Apocalypse de Saint Jean « une Femme, ayant le soleil pour manteau, la lune sous les pieds, et sur la tête une couronne de douze étoiles » (Ap. 12 : 1). S’il manquait une preuve pour convaincre les sceptiques, la date d’adoption du drapeau est très éloquente : ce fut le 8 décembre 1955, jour de la fête de l’Immaculée conception.
La symbolique européenne semble définitivement prouver l’ascendance chrétienne du projet de construction. Les Pères fondateurs de l’Europe étaient effectivement imprégnés de christianisme et le Parti chrétien-démocrate était le vivier de ce courant europhile.
Cependant, certains peuvent considérer, légitimement, que les intentions créatrices européennes se sont laïcisées. Cela est vrai. Mais pourtant, le coeur même de l’Union européenne, son droit primaire, fait transparaître l’indiscutable influence du Christianisme.
Prenons l’exemple du préambule du Traité de l’Union européenne « S'INSPIRANT des héritages culturels, religieux et humanistes de l'Europe, à partir desquels se sont développées les valeurs universelles que constituent les droits inviolables et inaliénables de la personne humaine, ainsi que la liberté, la démocratie, l'égalité et l'État de droit ». La référence à l’héritage religieux de l’Europe est explicitement posée comme base des valeurs universelles sur lesquelles s’appuie l’Europe.
De même, le Préambule de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne expose que « Consciente de son patrimoine spirituel et moral, l’Union se fonde sur les valeurs indivisibles et universelles de dignité humaine, de liberté, d’égalité et de solidarité; elle repose sur le principe de la démocratie et le principe de l’État de droit » Sans revenir sur le patrimoine spirituel et moral de l’Union qui se réfère sans aucun doute au christianisme, l’utilisation répétée du terme universel peut poser question.
En réalité, l’utilisation du mot universel n’est pas anodine, il vient du latin universalis , utilisé pour la première au XIIIème siècle comme un adjectif pour qualifier l’Église catholique. Car « catholique » vient du grec catolikos, lui-même voulant dire universel. Sémantiquement, l’adjectif universel est rattaché au christianisme.
Prouver les influences chrétiennes dans le projet de construction européenne ne revient pas à dire que l’institution est ou doit (re)devenir confessionnelle, cela implique néanmoins une vision lucide de l’Histoire afin de ne pas nier ascendances évidentes.
Robert Schuman, véritable Père fondateur de l’Europe, a été déclaré Vénérable par le Pape François en 2021, ouvrant la voie à sa béatification. Nul doute que cette étape permettra de rappeler à l’Europe ses origines, dont elle ne doit pas avoir honte.
Louis, 28 septembre 2023
La suppression de la tournée quotidienne de La Poste
Une nouvelle fois, nous avons le triste exemple que les territoires ruraux sont la variable d’ajustement des services publics.
La Poste, entreprise publique, a annoncé l’expérimentation en mars 2023 d’une nouvelle technique de distribution du courrier : abandonnant la tournée quotidienne, les facteurs ne passeront plus qu’une fois tous les deux jours.
La raison invoquée est la baisse considérable du nombre de lettres envoyées chaque année : 18 milliards en 2008, contre 7 milliards en 2022, selon les explications de Yves Xémard, Directeur général adjoint de la branche « services-courrier-colis » au sein de l’entreprise (1).
Les lieux de cette expérimentation ne sont bien évidement pas les grandes agglomérations, mais toujours les zones rurales qui subissent déjà, depuis des années, une carence croissante des services publics essentiels, aggravant, chaque jour un peu plus, la désertification des villages.
Dans un article du 6 janvier 2023 (2), le quotidien béarnais « La République des Pyrénées » a annoncé que la zone de Salies, rattachée à la plateforme d’Orthez, serait concernée, sans même que le Maire de la commune n’ait été prévenu.
Les Républicains de la 3ème circonscription défendent avec vigueur la présence et le maintien de services publics de proximité, afin de conserver un maillage territorial protecteur pour tous les usagers.
Notre position durant l’élection présidentielle était sans ambiguïté : la préservation du mode de vie rural doit signifier une égalité de financement, c’est pourquoi nous proposions l’investissement de 1 euro dans les territoires ruraux pour tout euro dépensé dans la politique de la ville.
Ainsi, nous nous opposons à ce que notre circonscription, et plus largement notre territoire, ait à subir cette expérimentation qui menace l’obligation de continuité des services publics, que doit respecter La Poste.
1 : Source Franceinfo
2 : Source La République des Pyrénées
ATELIERS
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DOSSIER EN COURS : QUE PROPOSER AUX JEUNES GENERATIONS ?
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D'autres thèmes de réflexion vous sont proposés dans les blocs ci-après :
- Le revenu universel (proposé par Serge)
- Le maintien de l'ordre (proposé par Monique)
- La politique des alliances pratiquées par notre parti (proposée par Gérard)
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AGRICULTURE
Les principaux axes du programme de Valérie Pécresse
👉 Redonner de la compétitivité à nos agriculteurs
La compétitivité et le revenu de nos agriculteurs souffrent d’un excès de charges et de normes qui les font décrocher par rapport à leurs voisins européens. Pour la première fois en 2018, nous sommes devenus importateurs nets de produits agricoles vis-à-vis de l’Europe. Résultat : une exploitation française sur 5 a disparu au cours des 10 dernières années.
- Baisser les charges (Taxe sur le foncier non bâti, Cotisations vieillesses, charges patronales sur les emplois saisonniers.).
- Payer aux agriculteurs leurs produits au juste prix.
- Dans les 100 jours, supprimer les excès de transpositions et de normes qui les étouffent.
- Libérer les producteurs de la sur-bureaucratie.
- Rémunérer les services environnementaux rendus par l’agriculture, en particulier le stockage du carbone.
- Améliorer les retraites de nos agriculteurs et de leurs veuves.
👉 Valoriser l’agriculture française
L’alimentation des Français est fournie par une part croissante d’importations. Cela représente aujourd’hui 20% de la consommation française et 60% de nos fruits et légumes.
- Nous défendrons les filières françaises en rapatriant la valeur ajoutée et les emplois agroalimentaires qui ont quitté la France depuis 10 ans :
- En relocalisant en France les industries agroalimentaires.
- En changeant les règles de la commande publique pour donner priorité aux produits locaux, notamment dans nos cantines scolaires.
- En interdisant l’importation en Europe de tous les produits qui ne respectent pas les normes environnementales, sanitaires et sociales imposées à nos propres agriculteurs pour mettre fin à la concurrence déloyale qu’ils subissent.
- En mettant en place une vraie taxe carbone aux frontières de l’Europe.
👉 Aider nos agriculteurs face au défi du changement climatique
Le changement climatique menace notre production alimentaire, alors que les agriculteurs peuvent être des apporteurs de solutions dans la lutte contre le réchauffement.
Investir massivement dans la recherche et moderniser les exploitations pour :
- Aider notre agriculture à s’adapter au changement climatique par la génétique des plantes et le stockage de l’eau.
- Soutenir la production d’énergies renouvelables dans les exploitations (énergie solaire, biogaz, biocarburants).
- Investir massivement dans l’innovation pour une production toujours plus durable.
- Avec Valérie Pécresse, plus d’interdiction, sans solution !
👉 Favoriser la transmission pour lancer la nouvelle génération
La moitié des agriculteurs partiront à la retraite dans les 10 ans qui viennent.
Faire du renouvellement des générations une cause nationale :
- En allégeant la fiscalité des transmissions familiales et des cessions à un jeune agriculteur.
- En créant un complément de retraite pour les cédants qui accompagnent un jeune dans la reprise progressive de l’exploitation.
- En valorisant l’enseignement agricole auprès de nos jeunes.
👉 Protéger nos agriculteurs
Les agriculteurs subissent accusations, agressions, dégradations et intrusions.
STOP à l’agribashing ! Nos agriculteurs méritent la reconnaissance du pays. Il faut leur rendre leur fierté et leur faire confiance, au lieu les contrôler ou de les soupçonner. Valérie PECRESSE fera respecter la tolérance zéro face à tous ceux qui les agressent, qui s’introduisent illégalement dans les élevages ou brisent les vitrines des bouchers.
Journée de formation des jeunes républicains des Pyrénées-Atlantiques
Le samedi 19 février, à partir de 10 heures à la permanence des républicains à Pau (5 rue du Maréchal Joffre), se tiendra la journée de formation des jeunes LR.
Au programme :
- Intervention de Jean Gougy, ancien député des Pyrénées-Atlantiques, sur l'Histoire de la droite et le militantisme.
- Interventions d'élus tout au long de la journée.
- Préparation des actions militantes pour la campagne de notre candidate Valérie Pécresse.
Un petit déjeuner sera offert aux participants et nous partagerons un moment convivial autour d'un verre à l'issue de la journée.
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Le revenu universel
(proposé par Serge)
Les conséquences économiques et sociales de l'actuelle pandémie nécessiteront des réformes drastiques pour prendre à bras le corps les problèmes non résolus jusqu'à présent et aujourd'hui exacerbés : la très grande pauvreté, la précarité des étudiants et des jeunes travailleurs, les déficits abyssaux des services et entreprises publics, la gabegie administrative, la complexité de la fiscalité et des prestations sociales encourageant une fraude massive, etc.
Beaucoup de ces problèmes seraient résolus par l'instauration du revenu universel, qui remplacerait de façon simple toutes les prestations sociales hormis celles liées au logement et au handicap, sans qu'il en coûte davantage que l'actuel système.
La Droite républicaine serait bien inspirée de travailler à cette réforme inéluctable et de devancer ses concurrents en l'inscrivant à son programme pour la prochaine échéance présidentielle, car cette réforme en entraîne d'autres tout aussi nécessaires, celles de notre fiscalité et de notre organisation administrative.
Si le sujet est en apparence "clivant", il ne devrait pas être difficile de trouver au sein des Républicains une position commune en se référant à nos valeurs fondatrices. Ce serait là un exercice salvateur quand il ne se passe pas une journée sans que nos responsables émettent des propos discordants !
Faites-vous votre propre opinion en écoutant la présentation qui en est faite ci-dessous (à partir de laquelle bien d'autres conférences et débats sont accessibles sur internet) et n'hésitez pas à faire connaître votre avis sur le sujet.
Le revenu universel : le débat
Marie-Luce :
L'instauration du revenu universel pour résoudre les problèmes énoncés doit absolument être assortie d'exigences vis à vis de ceux qui reçoivent cette aide. Aujourd'hui, on distribue l'argent des français dans le cadre d'une politique sociale d'assistance qui ne responsabilise pas et ne développe en aucune manière l'esprit de citoyenneté.
Il me semble qu'une réflexion devrait être initiée sur cette situation. Voulons nous continuer à faire des Français des assistés?
Réponse de Serge :
Les expérimentations de revenu universel, même partielles et limitées, n'ont pas montré une modification des comportements allant dans le sens d'une désincitation au travail, car le revenu universel permet aux plus déshérités d'échapper à la très grande pauvreté, autrement dit de survivre, mais non de vivre dignement. En tout cas, cela mérite débat (tel celui organisé par Public Sénat le 21/09/2016, à écouter ci-dessous), en prenant en considération la totalité des incidences, non seulement financières et administratives, mais aussi sociologiques.
Le maintien de l'ordre
(proposé par Monique)
Le défenseur des droits et libertés vient de proposer la suppression des contrôles d'identité dans les quartiers dits "sensibles"... Ceci appelle de nombreuses questions dont nous pourrions débattre :
- Que proposer d'autres dans ces quartiers où la délinquance sévit tant et plus ?
- Quels équipements dissuasifs donner à nos policiers ?
- De quels moyens disposent les maires, et peut-on leur en donner davantage ?
Faites-vous une idée en écoutant le défenseur des droits et donnez votre avis.
La politique des alliances pratiquée par notre parti,
et plus généralement le rapport du parti avec ses militants
proposé par Gérard le 28/04/2021
Il est difficile pour un militant "de base" de savoir à quoi s'en tenir !
Au siège du parti, Eric Ciotti interdit toute alliance avec LaREM... D'accord... Mais en PACA Bruno Muselier, s'exprimant sur TV-Macron (BFM), demande au concurrent LaREM de le rejoindre... Donc, en facade, pas d'alliance, mais sur le terrain, en réalité, elle existe ; idem en Normandie où Hervé Morin est soutenu par LR, LaREM et le MODEM.
Pour qui me prend-on ? Je ne me suis pas réengagé sur la 3e pour cautionner cela. Si on cautionne cela localement, ce sera sans moi ! Pour le moment j'avale la couleuvre de la soumission des Républicains à Monsieur Bayrou sur Pau, mais, mais...
Réactions
Serge - 05/05/2021.
La position de Renaud Muselier est certes incompréhensible et peut se révéler funeste. Mais la réaction intempestive de Christian Jacob l’est tout autant : il retire aussitôt à la liste Muselier l’investiture LR, ce qui suppose la constitution d’une nouvelle liste homogène, mais écarte le lendemain cette hypothèse...
La meilleure attitude aurait été de minimiser, d’une part en rappelant le caractère local de ces élections, qui se font sur la base de projets régionaux défendus par des têtes de liste ayant toute liberté pour constituer leurs équipes de choisir toutes personnes compétentes et motivées d’où qu’elles viennent, d’autre part en infirmant tout rapprochement partisan à quelque niveau que ce soit. Eric Ciotti ne dit pas autre chose, mais ce sens politique - et même le simple bon sens - ne semble pas être la qualité la plus répandue chez nos responsables !
Monique - 08/05/2021.
Bonjour à tous. Je me permets de revenir sur ce que nous dit Gérard sur PACA : honnêtement, le jour de l'annonce de M. Muselier, j'étais anéantie, vraiment secouée, et puis, comme je ne voulais rien croire, j'ai attendu et j'ai entendu. Gérard, je pense que tu es trop sévère. Mme CLUZEL a dit se présenter seule alors que M. Muselier lui a proposé de quitter son poste pour être sur sa liste. A présent, nous sommes en règle, M. Muselier est seul donc - M. Falco s'est retiré, - et M. Ciotti a super bien parlé. Voyons maintenant ce qui se passe dans les Hauts-de-France... Nous n'avons pas besoin de sortir d'une grande école pour comprendre les manoeuvres de notre Président qui a très peur, très peur. Je raconte tout cela que chacun de nous connait, mais je veux simplement rappeler que nous devons être honnêtes les uns et les autres et rester droits face à l'adversité. Gérard, stp, sois aussi formidable que tu l'as été avec nous et sensas d'avoir bien voulu te présenter sur la 3, NOUS COMPTONS SUR TOI, merci encore.
Thierry, délégué de circonscription - 08/05/2021.
Nous aborderons tout cela et j'y répondrai lors de notre prochaine réunion de circonscription. Bonne réflexion à tous.
Monique - 08/05/2021.
La réaction de Gérard pose plus généralement la question de la vie du parti et de la participation des adhérents à ses principales orientations. Nous, les militants de base, sommes trop souvent mis devant le fait accompli, sans réelle discussion.
Ainsi, on fait semblant de nous consulter en nous posant par mail des questions auxquelles Michel et moi répondons systématiquement malgré notre frustration de n'y pouvoir répondre que par OUI ou NON, sans avoir la possibilité d'ajouter un commentaire ou même simplement de répondre NE SAIS PAS. C'est là un semblant de démocratie, car toutes les questions concernent des sujets complexes, qui mériteraient bien d'en débattre entre adhérents dans toutes les circonscriptions.
Qu'en pensez-vous ? Et qui pourrait en parler à nos dirigeants pour avoir du poids sur ce que chacun de nous a dû déjà vérifier ? Merci beaucoup.
Marie-Luce - 18 mai 2021.
La question des alliances est un sujet à ne pas négliger, qui demande du bon sens et des réflexes non sectaires. A un moment où les Républicains ne donnent pas spécialement l'image d'une formation qui rassemble, il me semble utile de réfléchir, à partir des valeurs et du projet que porte la droite LR, à ce qui peut rassembler des hommes au delà des "appareils".
Serge - 18 mai 2021.
100% d'accord avec Marie-Luce !
5 mai 2021 - Que proposer aux jeunes générations ?
Conférence-débat animée par Max Brisson, sénateur des Pyrénées-Atlantiques, en conclusion du "dossier du mois". Cliquez ci-dessous pour préparer vos arguments et propositions.
7 janvier 2021 - Débat sur l'immigration
Conférence animée par Patrick Stéfanini, haut fonctionnaire,
auteur du livre "L'immigration, ce qu'on nous cache" (Robert Laffont 2020)
9 novembre 2020 - 50e anniversaire de la mort du Général de Gaulle
Conférence animée par Hervé Gaymard (président de la fondation Charles de Gaulle), par Arnaud Teyssier (haut-fonctionnaire) et Frédéric Turpin (professeur des universités)
31 octobre 2020
Débat sur le projet des Républicains
Durant le premier semestre 2020, Les Républicains ont organisé des forums thématiques dont les conclusions et propositions ont fait l'objet d'un "rapport d'étape" publié à l'automne 2020.
Les adhérents de la circonscription ont travaillé sur ce rapport et fait connaître à la direction nationale ce qu'ils en pensaient...
Avis des adhérents sur le rapport d'étape
Les adhérents de la circonscription estiment que les analyses et propositions présentées dans ce rapport ne sont pas à la hauteur de la situation catastrophique de notre pays sur tous les plans.
Voici à droite la réponse en synthèse qu'ils ont adressée à la direction nationale.
Cette réponse s’appuie sur une analyse détaillée des différents chapitres du rapport. Cette analyse peut être envoyée sur demande (bouton ci-dessous).
A Orthez, le 31 octobre 2020.
Prise de position des militants de la troisième circonscription
des Pyrénées-Atlantiques sur le rapport d’étapes du projet
des Républicains dans le cadre du « mois des idées ».
Le 31 octobre 2020, les militants des Républicains de la troisième circonscription des Pyrénées-Atlantiques se sont réunis par internet pour débattre du rapport d’étapes sur le projet des Républicains comme les y invitait le Président de leur parti, Christian Jacob, dans le cadre du « mois des idées ».
Les militants présents tiennent en premier lieu à saluer l’initiative de leur Président. Cette dernière leur paraît fort bonne et ils sont heureux de pouvoir réagir et prendre part à la réflexion collective amorcée depuis les groupes de travail réunis au siège à Paris.
Un vrai travail a été effectué qu’il importe de souligner. Les équipes mobilisées doivent être remerciées.
Ce constat fait, plusieurs remarques sont remontées :
1) Le rapport d’étapes se présente trop souvent comme un catalogue de propositions, trop technocratiques sans réelle nouveauté ni inventivité, et manque d’un véritable fil conducteur, d’une idée générale, d’une vision pour la France autour de laquelle s’ordonneraient les différentes propositions. Il a été frappant que personne n’a identifié une proposition forte parmi toutes les propositions formulées.
2) L’absence d’un préambule donnant la philosophie politique du projet a été remarquée.
3) Il a semblé aux militants que les travaux auraient dû davantage porter sur les valeurs et les principes qui doivent animer notre formation politique. Parmi ces valeurs, les militants souhaitent que les notions de liberté, de restauration de l’autorité de l’Etat, de responsabilité et de cohésion nationale soient davantage approfondies et travaillées. Il faut définir un cadre intellectuel permettant de tracer une voie forte et cohérente entre le Rassemblement national et la politique actuelle menée par Emmanuel Macron qui suscite plus que jamais des réserves et des oppositions chez nombre de militants désespérés par l’état d’affaiblissement du pays. Le découragement n’est toutefois pas le renoncement et beaucoup sont prêts à se retrousser les manches.
4) Les militants auraient souhaités que certains sujets soient davantage creusés, comme la décentralisation et la réforme de l’Etat, l’immigration, l’école, la fiscalité, la réforme des prestations sociales. Les propositions concernant l’école et la citoyenneté ont paru insuffisantes. Il n’existe pas de véritable politique globale dans le domaine de l’agriculture, de la politique territoriale ou éducative. Concernant le premier forum, la politique internationale de la France semble trop souvent résumée à sa seule politique européenne : il importe de renouer avec les enseignements du Général de Gaulle sur la vocation mondiale de la France et sa capacité à porter un discours différent sur les grands sujets internationaux.
5) Les militants sont disponibles pour enclencher un travail de remobilisation en vue de nouvelles adhésions, mais dans le cadre d’un engagement fort de notre direction nationale pris en application de nos valeurs clairement définies et réaffirmées.
6) Il est également apparu souhaitable que le parti retisse des liens avec les milieux culturels, intellectuels et universitaires du pays. Pourquoi ne pas créer un Conseil de la société civile et de l’expertise qui alimenterait le parti en idées et propositions et pourrait être consulté sur les grands sujets de société ?
7) Les militants ne sont pas résignés et se veulent offensifs quant à la défense de leurs convictions dans les territoires.
En conclusion, les militants de la troisième circonscription des Pyrénées-Atlantiques, tout en appréciant le travail et l’investissement de Christian Jacob et de son équipe pour notre formation dans un contexte national difficile, considèrent que ce premier rapport n’est qu’une première étape qu’il importe de préciser en associant très étroitement les militants dans les territoires.
Avis des adhérents de la circonscription sur les valeurs auxquelles leur parti devrait se référer.
Selon les adhérents la pauvreté des idées et des propositions contenues dans le rapport s’explique d’abord par l’absence d’une réflexion rigoureuse sur nos valeurs de référence, travail préliminaire indispensable pour maintenir hauteur de vue et cohérence de pensée…
En prolongement de leur débat sur le rapport d’étape, les adhérents ont donc commencé ce travail et apporté un début de réponse à cette question fondamentale :
QUELLES VALEURS POUR LA DROITE ?
1. Analyse (cf. "Le clivage droite-gauche " , Janine Mossuz-Lavau , Sciences Po 2020)
Le clivage droite - gauche a rythmé la vie politique française depuis la révolution de 1789, selon des formes diverses qui ont pu laisser croire, dès le milieu de 19e siècle, que ce clivage perdait de sa pertinence. Cette idée est la marque de fabrique du macronisme.
De fait, selon les sondages, les Français considèrent majoritairement que le clivage droite - gauche est périmé, mais paradoxalement la plupart d’entre eux se placent spontanément sur un axe allant de l’extrême gauche à l’extrême droite.
C’est donc bien la preuve que le clivage perdure dans l’inconscient ou le subconscient des électeurs. Son obsolescence supposée serait une illusion d’optique due à l’insuffisance de l’offre politique, c’est-à-dire celle des partis, essentiellement ceux dits « de gouvernement », dont la crédibilité s’est étiolée au fil des renoncements, des compromissions... et des cohabitations.
La permanence du clivage, mise en relief par l’analyse « quantitative » du positionnement naturel des électeurs sur l'axe politique allant de l'extrême gauche à l'extrême droite malgré une offre politique des partis quelque peu brouillée, est confirmée par l’analyse « qualitative » de la demande des électeurs, dont les opinions très tranchées sur tous les sujets économiques et sociétaux caractérisent leur appartenance à tel ou tel camp.
Cette analyse fait émerger des valeurs caractéristiques des deux côtés de l'axe politique, qui sont, à droite, le travail, la liberté (économique), l’ordre, la responsabilité, le respect, et à gauche l’égalité, la justice sociale et la liberté (sociétale).
2. Préconisations.
- Nonobstant l’évolution de l’ensemble de notre société, notre parti serait bien inspiré de prendre en compte la pérennité des valeurs ci-dessus, défendues consciemment ou non par ses propres électeurs, et vraisemblablement majoritaires dans l’opinion avec la « droitisation » constatée de la société française, et d’y asseoir ses propositions qui deviendraient ainsi plus explicites, justifiées, compréhensibles et donc comprises sinon partagées.
- Pour faire simple et efficace, mieux vaut afficher en premier la valeur de liberté, immédiatement positive en référence aux droits qu’elle représente et opposable à l’égalité « de gauche », plutôt que les valeurs de travail, d’ordre, d’autorité et de respect, à connotation plus négative en référence aux devoirs qu’elles impliquent, dès lors qu’il serait bien montré que celles-ci sont la conséquence de celle-là et en sont inséparables.
Nous pourrions faire l’exercice de partir de ces valeurs pour dégager nos positionnements et propositions dans tous les domaines balayés par le rapport d’étape, ce qu’ont visiblement oublié les différents forums. Il ne fait aucun doute que nous dégagerions rapidement des idées fortes, originales et cohérentes.